Je ne comprends pas certaines questions du questionnaire de candidature au titre Ville amie des enfants

  • Quel type de réponse attendez-vous à la question Pensez-vous l’égal accès aux espaces et aux loisirs pour les filles et les garçons ?

Ici, il ne s’agit pas de confirmer que les filles et les garçons ont tous accès aux services publics, nous savons que les activités sont proposées pour tous. Ce qui intéresse UNICEF France c’est de savoir ce qu’il en est de la réalité de l’usage de ces services : la ville s’interroge-t-elle sur les usagers : qui utilise les espaces (filles/garçons) et s’approprient les activités proposées, et combien sont-ils ? Il s’agit également de savoir si les activités et projets proposés aux jeunes favorisent la mixité. La non mixité en élémentaire, et plus encore, au collège, est génératrice de violences augmentées à l’âge adulte, en direction des femmes particulièrement.
L’objectif est de savoir comment nous pouvons agir ensemble, via la recommandation sur le sujet pour améliorer la mixité effective

  • Quel type de réponse attendez-vous à la question La Ville a-t-elle fait le choix de mener ou soutient-elle un plan d’action spécifique lié à la nutrition et à la bonne santé physique des enfants ?

Il s’agit ici de documenter les projets mis en place, notamment dans le cadre scolaire et périscolaire, autour de plans nutrition et/ou sports et/ou santé pour les enfants. Une attention particulière sera portée à la sensibilisation aux comportements nutritionnels, bonne santé…

  • Quel type de réponse attendez-vous à la question Pensez-vous les espaces verts en fonction des demandes des enfants ?

Nous cherchons à savoir si la ville implique des enfants dans l’aménagement de certaines infrastructures qui leur sont destinées (espaces verts, aires de jeux, jardins pédagogiques). Cela peut se faire par le biais des CME ou CMJ, mais pas seulement – consultations dans les écoles, actions des délégués ou des foyers, actions d’associations subventionnées, projets d’accueils de loisirs… Il s’agit également de percevoir si ces espaces ont réellement été pensés pour les enfants en tant qu’usagers de l’espace public.

  • Quel type de réponse attendez-vous à la question Mettez-vous en place des actions visant à faciliter l’accès à l’école pour les familles les plus éloignées ? Si oui, lesquelles ?

Il ne s’agit ici pas de nous fournir votre carte scolaire ou le trajet des bus, mais de documenter les actions visant à aller vers les familles qui ne scolariseraient pas leurs enfants afin de respecter le code de l’éducation. Nous serons ici particulièrement vigilants à l’application du décret du 29 juin 2020 , et regarderons les leviers mis en place par la ville pour faciliter l’accès à l’école et aux services publics associés. Nous regarderons aussi si des actions ont lieu avec des associations pour favoriser la médiation éducative. Pour plus de renseignements : les pages associés à la recommandation 1 de l’engagement 3 dans le Guide (pages 72 à 77).

  • Quel type de réponse attendez-vous à la question Existe-t-il des dispositifs mobiles pour permettre l’accès à la culture, au sport, aux loisirs dans tous les quartiers ?

Il s’agit de voir comment la politique culturelle, sportive et de loisirs mise en place régulièrement pour le « centre » de la ville, bénéficie aussi aux enfants et jeunes scolarisés dans les quartiers périphériques – non seulement parce qu’ils ont « accès » aux services, mais parce qu’une politique de décloisonnement de l’offre est mise en place. Il s’agit ici de penser la mobilité des enfants et des jeunes ou celle de l’offre elle-même (de la périphérie vers le centre, du centre vers la périphérie). Pour plus de renseignements voir la page.79 du Guide Ville amie des enfants

  • Quel type de réponse attendez-vous à la question Existe-t-il des modes de participation permettant d’intégrer l’ensemble des enfants et des jeunes du territoire, et particulièrement les plus éloignés d’entre eux des institutions ?

Il s’agit ici d’aller au-delà des dispositifs municipaux de consultation/participation type CME/CMJ mais de savoir ce que la ville met en place pour recueillir la parole de tous les enfants et les jeunes, y compris celles et ceux éloigné.e. socialement des institutions. Quelle place pour la parole qui provient des associations de jeunes, de la consultation plus large dans la ville… Vous trouverez des exemples d’actions en page 104 du Guide Ville amie des enfants.

  • Quel type de réponse attendez-vous à la question Les enfants et les jeunes sont-ils représentés dans les instances citoyennes type conseil de vie locale ?

Ces instances sont composées de citoyen.ne.s qui siègent en tant que personnes et non en tant que « représentant.e.s » de tel ou tel groupe. Au-delà des CME et CMJ, il s’agit d’étudier comment les enfants et les jeunes sont impliqué.e.s dans d’autres instances de concertations/décisions/participation. Exemples : Conseils de quartiers, budgets participatifs avec propositions d’enfants/jeunes et/ou votes de toutes les tranches d’âges, concertation sur certains projets (lancement de nouveaux lieux, friches, commissions…), place de la décision dans les maisons de quartiers…

  • Quel type de réponse attendez-vous à la question La Ville est-elle été pensée, réfléchie par le prisme de l’enfant ou à hauteur d’enfant ?

Il s’agit ici d’inverser la tendance habituelle dans les politiques publiques enfance/jeunesse, pensées en tant que « secteur/silo » pour une cible unique 0-18 ans. En étant pensée par le prisme de l’enfant, une ville montre qu’elle réfléchit l’ensemble de ses politiques publiques (mobilité, développement durable, santé, culture, sport, administration, RH, formation, sécurité, accès aux droits…) en y incluant les enfants et les jeunes comme usagers de l’espace public et des services. Elle imagine systématiquement les moyens de les associer ou de les prendre en compte comme des citoyen.ne.s en devenir.

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Mise à jour: 16/12/2020

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