Ville amie des enfants

Département ami des enfants Intercommunalité amie des enfants

Les origines

Publié le 10 Avril 2014

D'ici 2025, environ 60% des enfants du monde en développement, soit plus de un milliard, vivront dans des villes et la moitié d'entre eux seront pauvres. Parmi eux, la moitié vit déjà dans des zones urbaines et le nombre d'habitants des taudis urbains pourrait doubler au cours des vingt-cinq prochaines années. Conséquence logique du mouvement de décentralisation qui s’opère dans une majorité de pays, les administrations locales assument davantage de responsabilités dans la prise en charge de services sociaux efficaces qui relevaient auparavant du pouvoir central.

Une problématique mondiale

Face à ce constat inquiétant pour l’avenir, l’initiative Ville amie des enfants s’est développée avec l’UNICEF France et l’Association des Maires de France dans le sillage de la résolution prise lors de la Conférence mondiale d’Istanbul sur les établissements humains (Habitat II) de faire des villes des lieux vivables pour tous. Cette Conférence a déclaré que le bien-être des enfants est l'indicateur suprême d'un habitat sain, d'une société démocratique et d'une bonne gestion des affaires publiques. La Convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant, ratifiée par 192 pays, place les villes en face d'un défi nouveau en ce qui concerne l'installation de services et d'équipements, la participation et l’écoute des enfants et des jeunes et la solidarité internationale.

2002 : l’année du lancement en France

Dans ce contexte, Ville amie des enfants a vu le jour en France, en 2002. Si l’impulsion est internationale, la démarche adoptée pour lancer l’opération est différente de ce que l’on peut observer dans des pays voisins, comme l’Italie, l’Espagne ou l’Allemagne. Alors qu’en Italie, le projet est initié par le gouvernement avec UNICEF Italie dès 1996, c’est l’Association des Maires de France et l’UNICEF France qui font cause commune pour Ville amie des enfants. Alors qu’en Italie, le gouvernement soutient initialement financièrement l’opération et propose un cadre strict, en France, Ville amie des enfants ne bénéficie d’aucune aide financière. Cette contrainte apparente permet au projet français de se construire de manière très ouverte dans une logique de partage et d’échange pour que Ville amie des enfants réponde au mieux aux besoins et aux spécificités locales. Pour en savoir plus sur la démarche Ville amie des enfants dans le monde, rendez-vous sur le site "Child Friendly Cities Initiative" en cliquant ici.
En 2002 ,12 villes pionnières sont devenues Ville amie des enfants : Bordeaux (33), Charleville-Mézières (08), Colmar (68), l’Haÿ-les-Roses (94), Mulhouse (68), Nancy (54), Nantes (44), Nevers (58), Paris (75), Toulouse (31), Saint-Germain-en-Laye (78), Versailles (78).

2003 : l’année de la consolidation

Après sa première année d’existence et la mise en place d’une base commune grâce à la création de la charte Ville amie des enfants en 2002, l’opération française a franchi une nouvelle étape en 2003 avec des nouvelles adhésions et des axes majeurs :

  • la mise en place d’un dossier de participation
  •  le renforcement de la stratégie de communication autour de Ville amie des enfants pour que, peu à peu, l’opération soit connue par tous.

En novembre 2003, grâce au concours de l’Association des maires de France, l’UNICEF et Ville amie des enfants exposaient au Congrès des Maires de France. Parallèlement, les comités départementaux d’UNICEF France devenaient de plus en plus actifs pour faire connaître l’opération auprès de leurs villes. Le résultat ne s’est pas fait attendre : de 12 en 2002, les Villes amies des enfants sont passées à 32 en 2003.

2004 : la création du réseau

L’année 2004 confirme l’intérêt que portent les villes françaises à un projet tel que Ville amie des enfants.
Le 12 février 2004, les Villes amies des enfants se sont en effet officiellement constituées en réseau, lors d’une rencontre tenue au siège de l’Association des maires de France. Désormais, toute nouvelle ville entre dans ce réseau dès lors qu’elle a été acceptée et que son maire a signé la Charte Ville amie des enfants avec un représentant officiel de l’UNICEF.
Pour servir ce réseau, est décidée la création du premier site Internet français dédié à la promotion et à l’échange d’expériences des villes en faveur des enfants et des jeunes.
Parallèlement, Ville amie des enfants se dote de nouveaux outils : des boîtes à idées pour faire vivre les droits des enfants au quotidien, un texte de référence pour une définition mondiale de Ville amie des enfants, « Les 9 piliers de Ville amie des enfants ».
Fin 2004, 43 nouvelles villes ont rejoint le réseau :
Amilly (45), Arras (62), Auch (32), Aurillac (15), Auxerre (89), Balma (31), Bapaume (62), Blois (41), Boulogne (62), La Celle Saint-Cloud (78), Champs-sur-Marne (77), Cholet (49), Courbevoie (92), Cournon d’Auvergne (63), Darnétal (76), Dole (39), Fontenay sous bois (94), Gap (05), Gardanne (13), La Garde (83), Grenoble (38), Hirson (02), Hyères (83), L’Isle-sur-la-Sorgue (84), Laragne (05), Lyon (69), Mâcon (71), Metz (57), Montluçon (03), Mouans-Sartoux (06), Pau (64), Petit Couronne (76), La Roche-Sur-Yon (85), Rodez (12), Sainte-Adresse (76), Saint-Avé (56), Saint-Avold (57), Saint-Cyr-Sur-Loire (37), Saint Marcellin (38), Saumur (49), Seichamps (54), Valbonne Sophia Antipolis (06), Yzeure (03).
2005 : les 9 ambitions des Villes amies des enfants sont l'écriture française du cadre international proposé aux 800 villes du monde entier par UNICEF international et le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU Habitat) en 1996.

2009 : Un programme d'actions des Villes amies des enfants est créé. Il offre aux villes un cadre de travail pour élaborer leurs politiques publiques en direction des enfants et des jeunes. Transversalité, égalité d'accès, environnement protecteur, implication, solidarité et mobilisation sont autant de lignes directrices proposées pour innover pour l'enfance, renforcer la qualité de ses services pour favoriser le bien-être et l'épanouissement des 0-18 ans.

2010 : le réseau s'ouvre aux autres collectivités avec la création du réseau « Départements amis des enfants ».

2012 : le réseau Ville amie des enfants fête ses dix ans. Il poursuit réflexion et innovations dans le domaine de l'application des droits de l'enfant au niveau local.

2013 : Lancement de la première Consultation nationale des 6-18 ans. 22 500 participants âgés de 6 à 18 ans, répartis dans 73 Villes et 1 Département amis des enfants, ont répondu à un questionnaire portant sur la perception de l’exercice de leurs droits en France. L’UNICEF France publie son premier rapport « Ecoutons de que les enfants ont à nous dire – L’intégration sociale des enfants : de fortes inégalités ».

2014 : à l’occasion des élections municipales de mars 2014, un nouveau dossier de candidature 2014-2020 est élaboré. Il est adossé aux thématiques de la Convention internationale des droits de l’enfant et aux pratiques des Collectivités.
Création du réseau "Intercommunalité amie des enfants".

2016 : Fin du renouvellement du réseau des Villes amies des enfants qui compte, fin juin 2016, 208 Villes, 14 Intercommunalités et 6 Départements amis des enfants.

A ce jour, le réseau compte 245 Villes, 16 intercommunalités et 4 départements amis des enfants.

Mise à jour: 16/10/2018

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