Rencontre avec Stéphane VOLANT, Secrétaire Général de la SNCF

Partenaire de la Biennale des jeunes dans la cité, qui s’est déroulée à Paris en juin 2009 à la Cité de l’Architecture, la SNCF a profité du regard et des idées des jeunes pour construire l’avenir. Retour d’expérience de son Secrétaire Général.

La SNCF a soutenu la Biennale « les jeunes dans la Cité ». Pourquoi ?
Stéphane Volant : Quand on est en ville, on vit les bâtiments, les routes, les parkings, ce qui relie les gens entre eux, entre leurs différents endroits de vie, de travail. C’est à ce mouvement que s’intéresse la SNCF. L’éco-mobilité est au cœur de nos préoccupations dans tous les modes de transports : car, avions, bus, train, vélo, marche à pied, etc. Par ailleurs, les jeunes ont un regard neuf, ils parlent sans tabou. En soutenant la biennale, la SNCF a profité du regard et des idées des jeunes pour construire l’avenir.

Qu’est-ce qui vous paraît particulièrement intéressant dans la démarche de la biennale les jeunes dans la cité ?
Stéphane Volant : Pendant les deux jours de la biennale, ils ont balayé l’ensemble des transports sans concession et sans complaisance. C’était honnête. C’était bien. Ils ont inventé dès aujourd’hui, la vie et les transports de demain. Leur approche est prospective, sans idées reçues. C’est important pour un dirigeant de se projeter dans l’avenir avec un regard neuf !

Pensez-vous que les jeunes pensent aussi aux autres ?
Stéphane Volant : Bien sûr ! Avec la biennale, les jeunes ont fait la démonstration de leur capacité à se projeter sur d’autres modes de transports, d’autres modes de vie, d’autres âges aussi. Ils ont su travailler « sans couture » la façon de nouer astucieusement les différents modes de transports entre eux. Chacun devait pouvoir s’y retrouver de 7 à 77 ans. Leur approche de la ville n’était pas une ville où le prince était un jeune, mais où tout le monde était roi.

Qu’avez-vous pensé des jeunes, pendant ces deux jours de la biennale ?
Stéphane Volant : je les ai trouvés turbulents et rafraîchissants. Turbulents parce qu’il y avait beaucoup de bruit, rafraîchissants car c’était une saine agitation. Ca n’aurait pu être que festif, ça a été festif et constructif. Dans le monde des adultes, quand on réfléchit, on est un peu sérieux. Chez les jeunes, quand on réfléchit, on fait aussi la fête.

Qu’avez-vous trouvé le plus innovant dans le projet d’éco quartier défendu par les jeunes lauréats ?
Stéphane Volant : j’ai adoré le car à pattes ; j’ai le souvenir de petits matins brumeux où j’allais tout seul à l’école, si j’avais trouvé un car à pattes, ça aurait été fantastique. J’ai aussi beaucoup apprécié l’idée d’un scooter à trois roues. Quand je suis revenu à la SNCF, j’en ai parlé autour de moi. On m’a répondu qu’on était en train de travailler à un scooter à 4 roues, qui se conduit seul ; on vient de breveter ce nouveau mode de déplacement ! Nos amis enfants étaient dans le même temps que les ingénieurs de la SNCF. D’ailleurs, les gagnants ont tellement bien travaillé qu’on les a associés à un groupe de travail de la SNCF !

Si vous aviez un message à faire passer aux jeunes, lequel serait-il ?
Stéphane Volant : prendre le train, déjà, aimer la SNCF aussi. Mais surtout, « intéressez-vous à l’avenir, car vous y passerez l’essentiel de votre temps.» C’est exactement ce qu’ils ont fait.

Et pour les Villes amies des enfants ?
Stéphane Volant : écoutez les enfants et les jeunes. Aujourd’hui, on a assez peu d’occasions de définir un espace pour que ces enfants s’expriment en dehors de l’école. Dès qu’ils s’expriment, c’est souvent dans un espace cosmétique parce que c’est l’heure où il faut s’intéresser aux enfants, ou on va leur couper la parole tout de suite, parce qu’un adulte sait. A la biennale, j’ai trouvé que le cadre était bien défini, avec un bel espace de liberté, que les adultes étaient présents en ressource, que les enfants l’ont bien compris comme ça. Ils pouvaient s’y ébattre et y débattre et proposer.

Encouragez les jeunes à participer au club TGV Rhin Rhône.
La SNCF a créé le club TGV Rhin Rhône pour que tous ceux qui ont envie de construire, débattre et préparer l’avenir de TGV sur ces territoires, s’investissent à ses côtés. Elle est demandeuse d’adhésions d’écoles, de lycées, de conseils d’enfants ou de jeunes.
Pour toute information, contracter marc.marceau@sncf.fr

Mise à jour: 17/07/2014

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