Ebola : 1 enfant sur 5 touché par le virus

© UNICEF/NYHQ2015-0138/Naftalin

Un an après le début de l’épidémie, un rapport de l’UNICEF souligne la nécessité urgente de parvenir à zéro cas d’infection par Ebola tout en rétablissant les services de base.

Alors que le virus Ebola sévit depuis un an, l’UNICEF a publié un nouveau rapport présentant l’impact dévastateur sur les enfants qui représentent environ 20% des cas d’infection en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Pour les protéger, eux et leur communauté, il est indispensable de vaincre ce fléau tout en s’employant à rétablir les services de base.

« L’épidémie d’Ebola  ne sera pas terminée tant qu’on ne sera pas parvenu à zéro cas et que chaque personne ayant été en contact avec des sujets infectés aura été trouvée et surveillée. Nous ne pouvons pas nous permettre de baisser la garde » a dit Barbara Bentein, Coordonnatrice au niveau mondial de l’intervention d’urgence pour l’UNICEF. « En même temps, les services de base doivent être rétablis en toute sécurité et de manière responsable, en utilisant les acquis de l’intervention. »

Sur plus de 24 000 personnes infectées en Afrique de l’Ouest, environ 5 000 sont des enfants et 16 000 enfants ont perdu leur père ou leur mère ou encore la personne qui s’occupait d’eux. Pour beaucoup des 9 millions d’enfants vivant dans les régions sinistrées, Ebola a été une expérience terrifiante : ils ont vu la mort et assisté à des souffrances dépassant leur entendement.

Le rapport relève aussi le rôle central que jouent les communautés dans l’intervention contre Ebola et révèle des tendances encourageantes en ce qui concerne les comportements sûrs. Au Libéria, par exemple, une enquête montre que 72 % des personnes interrogées sont convaincues qu’un malade présentant les symptômes d’Ebola sera mieux soigné dans un centre de traitement que chez lui. Ce chiffre est important car beaucoup de personnes gardaient les malades à domicile, propageant ainsi l’infection dans la communauté.

Tout en luttant contre Ebola, l’UNICEF et ses partenaires ont vacciné des milliers d’enfants contre d’autres maladies mortelles comme la rougeole ; ils ont renforcé les services de soins de santé primaires et contribué à réduire le risque d’infection par le virus Ebola quand les écoles ont rouvert après des mois de fermeture à cause desquels quelque 5 millions d’enfants n’avaient pu être scolarisés.

À long terme, investir dans l’amélioration des systèmes de santé des pays touchés par Ebola permettra de lutter contre d’autres maladies comme la rougeole, la pneumonie et la diarrhée auxquelles les enfants paient un lourd tribut. L’établissement de plans de relèvement doit tirer parti des progrès issus de la riposte, de rétablir les structures en les améliorant et de remédier aux inégalités historiques, affirme le rapport.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.unicef.fr

 

Mise à jour: 07/04/2015

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